La répression et la libération


« mirador du camp » (crédit photo : C. Lombard/JR Rochais)

 

 

 

Le camp de Rouillé est un camp de séjour surveillé. Si certains témoignages d’internés donnent une impression de relative liberté au sein du camp, il ne faut pas s’y tromper, la répression s’exercera pendant toute la durée de vie de celui-ci. En effet, le camp servira de réserve d’otages. Le 7 mars 1942, un soldat allemand est abattu à Paris. 40 otages sont exécutés en représailles, dont trois à la Butte de Biard (près de Poitiers)

De nouveau, le 30 avril 1942, six otages du CIA de Rouillé sont conduits à Biard par la Feldgendarmerie et fusillés en représailles d’attentats des soldats et policiers allemands. Puis les premiers transferts pour Compiègne se feront à partir de février 1942, suivis de la déportation en Allemagne dans la majeure partie des cas.

 

 

 

 

 

 

 

« Camp vue de la voie ferrée » (crédit photo : C. Lombard/JR Rochais)

Le camp sera libéré par les FTP locaux dans la nuit du 10 au 11juin 1944. Dans les semaines qui suivirent, les actions de la résistance locale s’intensifieront avec l’aide des internés évadés. Comme partout sur le trajet des divisions allemandes vers la Normandie, l’objectif des maquis locaux est de retarder la progression des divisions allemandes vers la Normandie. Le maquis local et les internés évadés, sous la direction de Marcel Papineau, mèneront des actions contre les convois allemands routiers et ferroviaires. Dans l’attente de parachutage d’armes, ils se réfugieront dans la forêt de Saint-Sauvant.

En réponse à ces actions, la répression allemande sera violente. Aidés de miliciens français, plus de 1000 soldats allemands encercleront la forêt de Saint-Sauvant et massacreront 31 maquisards, Marcel Papineau étant la première victime de cette journée. La répression s’exercera aussi envers les familles de résistants locaux, de familles suspectées d’avoir accueilli ou aidé des résistants (emprisonnement, déportation).